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La « guerre des affiches » n’aura pas lieu ! (où Monsieur Bruneau confond robe et uniforme) N’est-il pas cocasse de voir Laurent Bruneau, une jeune recrue la liste présentée par Monsieur Veyret, confondre la robe et l’uniforme lorsque, à l’imitation de son héros, il évoque l’affichage électoral comme une « bataille », une « guerre des affiches » où « les populations civiles ne doivent pas pâtir du conflit » ? En effet, les vrais militaires sont sur le terrain, préparés à la guerre mais ne la souhaitant pas, pour qui connaît la misère des champs de bataille, l’horreur des guerres civiles ou qui se souvient simplement des leçons de l’histoire. Mais hélas il y aura toujours des théoriciens pour endosser fugitivement un uniforme de circonstance, des va-t-en guerre la fleur au fusil, confortablement installés et qui brandissent les « conventions internationales règlementant la guerre, instituant un corpus tenu de l’humaniser » ou des « normes fondamentales » Que la guerre est belle pour ceux qui ne la connaissent pas (Dulce Bellum Inexpertis (Érasme, philosophe et humaniste de la Renaissance) ! Un « corpus » de la guerre ? « Humaniser la guerre », vraiment Monsieur Bruneau ? Vaste programme ! Mais peut-on parler correctement de choses que l’on méconnaît, sauf à pratiquer l’amateurisme ou l’outrance grossière ? Il ne faut tout de même pas confondre les mots justiciers qui volent au-dessus des parquets, les affiches électorales qui se collent et se décollent de part et d’autre, avec les balles qui sifflent au-dessus des champs de bataille ! Mais soyez rassuré et rangez votre casque lourd, si tant est que vous en ayez porté un sur – je vous cite encore – « un théâtre d’opérations » ! Les agenais ne sont pas aux abris, la sirène d’alerte ne retentit que périodiquement sur la ville pour être testée! Que vous clamiez « nous gagnerons parce que nous sommes les plus forts », c’est de bonne guerre , ;o)) mais il y a des limites à la manipulation de l’opinion : les temps où les dirigeants brandissaient la « peur de l’autre », lorsqu’ils appelaient à l’ « union sacrée », au conflit avec leurs voisins, en France et en Europe, sont révolus ! Personne n’est dupe de ce vocabulaire menaçant qui – sous couvert d’humanisme (là est le formidable paradoxe), vous porte à tenter de faire croire à de dociles agenais qu’ils devraient se rassembler derrière vous contre les terribles « mercenaires » de Jean Dionis ! Diabolisation dérisoire contre pragmatisme. Car revenons au concret, restons sagement sur le terrain que vous arpentez fraîchement, celui des normes justement, des responsabilités. Il ne vous aura en effet pas échappé qu’Agen est souillée en maints endroits – et ce longtemps avant le début de la campagne électorale – par de nombreuses pollutions en tous genres (état et propreté de la voirie publique négligée hors centre ville, tags multiples et anciens, affichages sauvages permanents, dégradations en tous genres, immeuble menaçant ruine en plein centre ville, déjections de chiens errants, nuisances sonores nocturnes et ivresses publiques persistantes sur la voie publique, etc.) Or, qu’a fait, que fait la présente municipalité ? Les différentes réunions de quartiers sont édifiantes. L’article L.2212.2 du Code Général des Collectivités Territoriales (qui ne date pas d’hier) oblige pourtant un maire « à assurer le bon ordre » (éviter les incidents, en particulier lors des rassemblements), « la tranquillité » (prévenir les tapages, disputes, rixes…), « la sécurité » (prévenir les accidents, les pollutions, les incendies… et assurer la police des voies de circulation) « et la salubrité publique » (prendre les mesures d’hygiène des personnes, des animaux et des choses dans sa commune). La responsabilité d’une commune, de la ville d’Agen, peut très bien être engagée devant un tribunal en tant que « personne morale », avec une éventuelle condamnation et indemnisation à la clef, supportée par … les contribuables agenais ! Par exemple, une personne âgée qui chute à cause d’un trottoir communal défoncé (angle rue de Strasbourg/boulevard Carnot, près de la cabine téléphonique, et il y en a beaucoup d’autres pires encore), non réparé depuis une longue période (en une mandature, ne devrait-on pas pouvoir bitumer un bout de trottoir jouxtant un jardin public et un établissement scolaire ?) alors qu’il y a un danger manifeste et que la municipalité a pourtant été alertée, pourrait très bien intenter une action en justice contre la ville. Ainsi, dans le quotidien agenais, ce n’est pas du code électoral qu’il est question ! Un exemple concret ? Il n’est pas difficile de trouver des affichages sauvages de la LCR à certains endroits d’Agen, même après les leçons d’écologie de votre capitaine ! Quand ce ne sont pas des panneaux datant de l’ancienne élection présidentielle et montrant une certaine candidate ! Le nettoyage de la ville en pollutions visuelles n’est à l’évidence pas fait sérieusement et régulièrement, certains quartiers peu populaires donc peu électoraux sont négligés. La municipalité actuelle et vous-même auriez-vous la mémoire sélective dès lors que vous prétendez donner des leçons d’éthique, de civisme et d’hygiène publique ? Et quelle aide, quelle réponse apporterez-vous à un commerçant ou un passant agressé place de la Cathédrale par un sans domicile fixe, tandis que le premier magistrat de la ville plaide brutalement « je sais ce que c’est que d’avoir été dans la galère » et tourne le dos à notre concitoyen ? Allons ne soyez pas vexé si, parce que vous mettez peut-être de temps en temps la main dans le seau de colle et que nous recouvrons rapidement vos slogans faciles appelant nos jeunes des quartiers à la haine : nous ne sommes que des colleurs mais nous savons aussi que l’humanisme ne se trouve pas toujours là où on le croit. Parmi nos « mercenaires », comme vous nous nommez, certes il en est qui ont porté l’uniforme jadis mais ils ne méprisent pas la robe pour autant et ne vous insultent pas (il est à supposer que vous sauriez alors probablement faire usage du code pénal). Mieux, ce sont de véritables bénévoles qui ne ménagent ni leur temps ni leur peine – à leurs frais - et ceci devrait vraiment vous mettre sur « le pied de guerre » : ce sont de formidables entraîneurs particulièrement opiniâtres. Inutile de vous dire que grâce à vos propos, ils vont redoubler d’ardeur… pacifique mais concrète ! Votre « guerre des affiches » n’aura pas lieu – ce n’est pas la sensibilité de l’équipe d’ « Agen Même » qui travaille dans l’intérêt des agenais avec beaucoup de réactivité, d’écoute et de bon sens. Et puisque vous affichez imprudemment une approche belliqueuse, vous vous affrontez déjà à l’éloquence des faits. Vous tenterez peut-être de contre-attaquer en soutenant finalement qu’il ne s’agit là que d’une « guerre des mots » ? Nous vous répondrons : que doit en penser l’un de nos « mercenaires » qui, se promenant paisiblement à vélo avec un enfant, a été insulté anonymement et en plein jour par l’un de vos amis, sur la voie publique et devant cet enfant ? Où est l’ « intolérable », puisque vous terminez votre mobilisation générale avec ce mot, ou du moins, où se trouve exactement l’intolérance, lorsqu’on badigeonne de graisse des panneaux d’affichage libre pour empêcher l’opposition de s’y exprimer ? Nous gardons un casque lourd – un vrai – à votre disposition – et nous aurons sans doute l’occasion bientôt de vérifier publiquement si au moins vous savez le boucler. Entraînez-vous dès à présent, même si le ridicule ne tue plus ! Un « mercenaire » colleur d’ « Agen Même »
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